De ce fait, certains appareils ont temporairement perdu leur statut d’administration enregistré, ce qui a conduit Windows à les traiter comme s’ils n’étaient plus sous administration. Conséquence : les mises à jour de pilotes ont tout de même été installées automatiquement, même lorsque les entreprises ou les administrateurs informatiques avaient explicitement désactivé cette fonctionnalité.
Windows a temporairement oublié quels PC étaient
gérés
Le problème est apparu en début de semaine et a rapidement été remarqué par les administrateurs système. Plusieurs équipes informatiques ont signalé que, soudainement, des milliers de PC avaient commencé à installer de nouveaux pilotes ou des mises à jour du BIOS sans avertissement préalable. Selon Microsoft, la cause résidait dans un service de cache mal configuré au sein de Windows Update. Ce service stocke normalement des informations sur les appareils gérés via des systèmes tels qu’Intune ou Autopatch. En raison de cette erreur, ces informations ont temporairement disparu pour certains appareils.
Windows a donc considéré ces appareils comme des PC ordinaires et non gérés. Les restrictions habituelles concernant les mises à jour de pilotes n’ont alors tout simplement plus été appliquées. Microsoft souligne toutefois qu’il s’agissait de pilotes officiellement approuvés et signés. Selon l’entreprise, ces mises à jour ne constituaient donc pas un risque pour la sécurité. Cette situation a néanmoins causé des problèmes à certaines organisations. Plusieurs administrateurs ont signalé que le matériel audio et vidéo avait soudainement cessé de fonctionner correctement après ces mises à jour inattendues.
Microsoft affirme que le problème est
résolu
La société a annoncé mardi soir qu’elle travaillait activement à une solution. Mercredi, Microsoft a confirmé que le problème avait été résolu après la resynchronisation des informations de cache et des enregistrements des appareils. Selon Microsoft, une enquête plus approfondie est en cours pour déterminer comment le service de cache a pu perdre les informations sur les appareils. La société affirme vouloir mieux comprendre comment détecter et prévenir plus rapidement ce type d’erreurs.
Ce n’est pas la première fois que des mises à jour Windows causent des problèmes inattendus dans les environnements professionnels. En avril, Microsoft a dû corriger un bug qui provoquait la mise à niveau spontanée de certains systèmes équipés de Windows Server 2019 et 2022 vers Windows Server 2025. Le mois dernier, un autre problème est également apparu : certains PC équipés de Windows 11 en Europe recevaient tout de même des mises à jour de pilotes malgré des restrictions strictes en matière de mises à jour.





