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La police européenne démantèle neuf réseaux de streaming illégaux lors d’une opération de grande envergure

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© iStock

Cette opération, qui a duré sept mois, a été coordonnée par la Bulgarie, avec le soutien d’Europol et la participation, entre autres, de la Belgique, des Pays-Bas, de la France, du Royaume-Uni et des États-Unis. C’est un nouveau signe que le piratage international (comme les services de streaming illégaux) est de plus en plus souvent combattu à plus grande échelle, plutôt que de se contenter de mettre hors ligne des sites web isolés.

Des milliers de sites web, d’adresses IP et de flux identifiés

Les chiffres de l’opération sont impressionnants, indique Europol dans un communiqué de presse. Les enquêteurs ont identifié plus de 18 000 adresses IP pouvant être associées à des services de streaming illégaux. Par ailleurs, 4 370 domaines ont été identifiés et près de 400 000 URL supplémentaires ont été signalées en vue de leur suppression ou de leur blocage. Au total, plus de 27 000 liens vers des flux illégaux ont disparu d’Internet. Il s’agissait principalement de matchs sportifs, de films et de séries télévisées diffusés sans autorisation via des réseaux de type IPTV. Sur le terrain également, les mesures ont été musclées : 148 perquisitions ont été menées, 86 suspects supplémentaires ont été identifiés et des dizaines d’autres enquêtes sont toujours en cours.

Ce qui rend cette opération particulièrement intéressante, c’est la façon dont ces réseaux sont organisés. Selon Europol, ces groupes opèrent délibérément avec une infrastructure décentralisée : les sites web que voient les utilisateurs sont dissociés des serveurs sur lesquels le contenu est effectivement hébergé. Cette approche complique la tâche de la police, qui ne peut pas tout démanteler d’un seul coup. C’est pourquoi KRATOS 2 ne se concentre pas uniquement sur les sites web eux-mêmes, mais surtout sur l’ensemble de la structure sous-jacente et les personnes qui les gèrent.

Le piratage n’est pas seulement un problème

juridique

Europol souligne que les services de streaming illégaux ne sont pas seulement une question de droits d’auteur. Selon l’organisation, les utilisateurs courent également des risques numériques réels, tels que les logiciels malveillants, les logiciels espions et le vol de données. De plus, ceux qui regardent via ces services ignorent souvent qui se cache exactement derrière ou ce qu’il advient de leurs données. C’est précisément pour cette raison que ce type de plateformes reste une cible populaire, mais risquée, pour les services de police internationaux.

KRATOS 2 n’est pas un cas isolé. Il s’inscrit dans la continuité d’actions antérieures contre le piratage en streaming, notamment l’opération KRATOS de 2024 et d’autres collaborations internationales telles que l’opération Switch Off. Ces actions précédentes ont déjà conduit à priver, temporairement ou définitivement, des millions d’utilisateurs de l’accès à des services IPTV illégaux. Le message d’Europol reste le même : l’accent est de plus en plus mis non pas sur des sites web isolés, mais sur l’ensemble de la chaîne criminelle qui se cache derrière.

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Onderwerp: Streaming

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