Contexte

En route avec votre vélo électrique : comment choisir un bon casque de vélo

goede fietshelm
© Specialized

Choisir un bon casque de vélo en magasin ne se résume pas à choisir la couleur la plus jolie. Votre sécurité (et peut-être même votre vie) dépendent de la qualité de cet équipement de protection. Nous vous orientons vers les meilleurs modèles, mais un conseil est essentiel : choisissez-en un qui s’adapte parfaitement à votre tête. En effet, un casque mal ajusté n’offre qu’une fraction de la protection d’un casque qui épouse parfaitement la forme de votre tête. De plus, il existe des différences entre les types de casques, qui peuvent être déterminantes dans votre choix. Il existe des casques étiquetés « adaptés à l’utilisation avec des vélos électriques », mais cela ne signifie pas pour autant qu’ils protègent mieux qu’un casque de course ultraléger. Le prix est certes un premier indicateur de qualité, mais un casque à 100 euros peut tout de même s’avérer un bien meilleur choix pour vous que ce modèle tape-à-l’œil à 350 euros.

Pourquoi acheter un casque ?

Les chirurgiens traumatologues s’accordent à dire qu’un casque de vélo peut être crucial pour sauver des vies et limiter les lésions cérébrales en cas de chute. Des tests montrent qu’un casque de bonne qualité peut réduire de moitié la force d’impact d’une chute en absorbant le choc. Cela réduit ainsi le risque de traumatisme crânien grave de pas moins de 60 %. Selon Vias, les chiffres des hôpitaux belges montrent que 42 % des cyclistes gravement blessés ont subi un traumatisme crânien grave. Si l’on combine ces deux faits, on comprend pourquoi il vaut mieux porter un casque. L’impact n’a même pas besoin d’être très violent pour avoir des conséquences qui changent le cours d’une vie. Pensez par exemple à une voie de tramway mal placée par rapport au sens de circulation des vélos. Ou à une manœuvre d’évitement soudaine d’une voiture que vous n’avez pas vue arriver.

On rencontre souvent ce genre de situations plusieurs fois par trajet, et la plupart du temps, tout se passe bien. Mais il suffit qu’une seule fois, ça tourne mal. C’est là que les objections fusent : ce n’est pas confortable, ce n’est pas pratique à emporter partout, et en plus, ce n’est pas très esthétique. Tout cela n’a plus aucune importance face à cet argument unique : cela peut faire la différence entre la vie et la mort, entre rester en bonne santé ou être marqué à jamais. Une fracture du crâne après avoir simplement heurté un trottoir ou des lésions cérébrales irréversibles après une chute stupide due à une mauvaise estimation. Cela arrive encore trop souvent, et cela peut être évité.

Comment un casque protège-t-il contre les blessures ?

Vous comprenez sans doute qu’un casque absorbe une partie du choc. Mais c’est le SWOV (Institut de recherche scientifique sur la sécurité routière) qui explique comment il y parvient. Les casques utilisent des couches de mousse absorbant l’énergie qui répartissent l’impact du choc sur le crâne. Grâce à leur surface extérieure lisse, les casques permettent également de glisser sur la surface. Ce glissement est crucial, selon l’organisme scientifique : « La surface extérieure lisse fait en sorte que le casque offre peu de résistance au sol et puisse glisser, ce qui permet d’éviter les blessures au cou. » Par ailleurs, les fabricants peuvent prendre des mesures supplémentaires pour améliorer encore davantage cette fonctionnalité, mais nous y reviendrons dans un instant.

Le port du casque est-il obligatoire sur un vélo électrique ?

En Belgique, le port du casque n’est pas obligatoire sur un vélo électrique classique avec assistance au pédalage jusqu’à 25 km/h, mais il l’est sur un speed pedelec. Dans ce cas, le casque doit en outre être conforme à la norme EN 1078 et offrir une protection à l’arrière de la tête et au niveau des tempes. Un tel casque doit donc être légèrement plus large à l’arrière et sur les côtés. Sur un vélo électrique classique d’une puissance maximale de 1 000 watts et d’une vitesse maximale de 25 km/h, le port du casque n’est pas obligatoire. Cela vaut également pour les vélos sans assistance au pédalage. Comme nous l’avons déjà mentionné, le port du casque n’est peut-être pas obligatoire dans tous les cas, mais il est fortement recommandé. Et cela ne doit pas dépendre du type de vélo, car un accident ne tient pas compte du modèle de votre deux-roues ni du type d’assistance électrique.

Choisissez la bonne taille et la bonne coupe

Un élément est crucial dans ton choix : il s’agit de l’ajustement du casque sur ta tête. Cela concerne avant tout la bonne taille, mais aussi la forme. Celle-ci varie selon le fabricant. Certaines marques ont une forme intérieure un peu plus arrondie, d’autres un peu plus ovale. Si tu choisis une forme qui ne correspond pas à ta tête, tu risques fort de créer des points de pression. Ceux-ci peuvent provoquer des maux de tête. Certains casques restent un peu plus haut sur la tête, d’autres ont une forme plus profonde. Il peut également y avoir des différences entre les différents modèles d’une même marque. Il est donc souvent conseillé de l’essayer, surtout si vous achetez un casque pour la première fois ou si vous souhaitez essayer une autre marque. En principe, vous pouvez déterminer la taille chez vous, car même si les indications sont en S, M et L, elles sont généralement accompagnées de mesures en centimètres. Pour cela, utilisez un mètre ruban ou une ficelle que vous mesurerez ensuite. Mesurez le tour de tête juste au-dessus des oreilles et à environ 2,5 centimètres au-dessus des sourcils. Parfois, les fabricants indiquent la méthode de mesure correcte sur leur tableau des tailles en ligne. Vous saurez ainsi quelle taille choisir. Si, par exemple, votre tour de tête est de 56 centimètres, vous opterez généralement pour une taille M. Gardez à l’esprit que les modèles « taille unique » sont souvent moins bien ajustés qu’une taille plus spécifique. Si vous avez le choix entre trois tailles, vous avez plus de chances de trouver celle qui vous ira vraiment bien.

Comment savoir si le casque est bien ajusté ?

Vous pouvez certes ajuster légèrement le casque pour qu’il soit mieux calé sur votre tête, mais la première impression est importante. C’est là que l’on comprend l’importance d’un essayage dans un magasin de vélo. Pour cela, ouvrez la fermeture rotative à l’arrière, c’est-à-dire en la réglant au maximum, puis placez le casque sur votre tête. S’il repose bien sur votre front, vous pouvez déjà cocher une case. Si vous poussez l’avant du casque vers le haut en biais avec votre pouce et que vous constatez qu’il reste bien en place au début, vous pouvez cocher une case supplémentaire. Y a-t-il des points de pression désagréables, tandis qu’il y a de grands espaces ailleurs ? Si ce n’est pas le cas, vous pouvez cocher une troisième case.

Ce n’est qu’ensuite que l’on procède au réglage de précision. Sur les modèles un peu plus chers notamment, on peut également régler la hauteur de la « cage » à l’arrière. Cela permet à cette cage d’épouser parfaitement l’arrière de votre crâne sans exercer de pression désagréable. Il suffit ensuite de tourner le bouton situé à l’arrière pour que le casque soit parfaitement ajusté. Les meilleurs modèles permettent d’effectuer ce réglage sur l’ensemble de la tête, et pas seulement à l’arrière. Pour finir, ajustez les sangles, tant au niveau des oreilles que sous le menton. Si vous pouvez encore passer trois doigts entre les sangles, la tension est juste suffisante pour offrir une protection optimale. Un casque trop lâche risque de ne pas rester bien en place sur votre tête en cas de chute. En fin de compte, l’essentiel est que le casque soit bien calé autour de votre tête et ne repose pas simplement dessus. On voit trop souvent des cyclistes avec un casque qui penche sur le sommet de la tête au lieu d’épouser le front. Vous perdez ainsi déjà une grande partie de la protection.

Quel type de casque est le plus adapté au vélo électrique ?

Si vous possédez un speed pedelec, un casque portant le label EN 1078 suffit en principe. La loi exige toutefois que le casque protège suffisamment l’arrière de la tête et les tempes. Chez nos voisins du nord, un label supplémentaire a été créé à cet effet : NTA 8776. En principe, la norme NTA 8776 reprend toutes les caractéristiques de la norme EN 1078 pour être homologuée en Europe, ainsi que les exigences supplémentaires nécessaires pour être adapté à des vitesses allant jusqu’à 45 km/h. Nous vous recommandons donc de rechercher des casques NTA 8776 pour une utilisation sur des speed pedelecs. Cette norme intègre toutes les exigences requises, ce qui vous évite des recherches fastidieuses. Si, en revanche, vous possédez un vélo électrique classique dont la vitesse maximale est limitée à 25 km/h, vous pouvez sans crainte acheter un casque EN 1078 solide qui protège au mieux l’ensemble de votre tête.

NTA 8776 par rapport à la norme EN 1078

Bon, nous avons donc deux labels de certification adaptés aux casques pour vélos électriques. Quelles sont les différences notables entre ces normes ? Les casques de vélo pour speed pedelecs (NTA 8776) sont conçus pour des vitesses de chute bien plus élevées. Cela se traduit par une plus grande protection de la tête : ce sont surtout l’arrière de la tête et les tempes qui sont mieux protégés. De plus, les casques portant le label NTA 8776 sont fabriqués dans un matériau capable d’absorber des chocs plus violents. On remarque aussi souvent que les casques NTA 8776 sont équipés d’une visière. Bien que cela ne soit pas une exigence de la norme, les fabricants l’ajoutent pour plus de confort pendant la pratique du vélo. La visière empêche en effet que vos yeux ne soient gênés par la pluie, le vent ou les insectes. Veuillez toutefois garder à l’esprit que vous devez en prendre soin, car elle peut rapidement se rayer. Une visière à travers laquelle on ne peut pas voir n’a que peu d’utilité.

Différence entre les casques bon marché et les casques chers

Les casques NTA 8776 font souvent partie des casques de vélo les plus chers du marché. Des éléments tels que la visière jouent un rôle à cet égard, tout comme la protection supplémentaire qu’offrent ces casques. Si l’on examine les différences entre des casques portant le même label de certification, les écarts de prix s’expliquent principalement par les options supplémentaires proposées et bien moins par la sécurité. Quels sont donc ces extras que l’on retrouve souvent sur les casques plus chers ? Outre les visières, il s’agit souvent d’éclairages avant et arrière et de fixations au vélo, voire de clignotants. Des extras pour lesquels on demande parfois des centaines d’euros, alors qu’ils n’apportent aucune différence en matière de protection en cas de chute. On observe également des différences en termes de confort. Les casques plus chers offrent parfois un plus grand choix de tailles, disposent de meilleurs systèmes d’ajustement et de sangles plus souples. D’ailleurs, quel que soit le prix de votre casque, remplacez-le immédiatement après une chute, qu’il s’agisse d’un léger choc ou d’un choc violent. En effet, la prochaine fois, il vous protégera beaucoup moins bien.

Vérifiez le niveau de protection en ligne

Vous voulez vraiment savoir lequel des casques que vous avez sélectionnés offre la meilleure protection ? Dans ce cas, rendez-vous sur le site web de Virginia Tech. Ils y ont mis au point un système plus performant pour tester les casques. Les chercheurs attribuent des notes et des étoiles aux casques testés. Si vous avez la chance que les casques de votre liste aient été testés, vous pourrez ainsi voir leurs performances lors de ce test indépendant. Vous constaterez que des modèles bon marché comme des modèles haut de gamme peuvent obtenir les meilleures notes. Parmi les marques avec lesquelles nous avons eu de bonnes expériences, on trouve notamment Specialized, Abus, Lazer, Giro, Bell, Trek, POC et Kask.

Quel est l’avantage du système MIPS ?

Un casque plus cher vaut-il la peine ? Oui, s’il est équipé du système MIPS, abréviation de « Multi-Directional Impact Protection System ». Cette couche MIPS, située à l’intérieur du casque, empêche la tête de pivoter excessivement lors d’une chute et réduit ainsi les blessures au cou. Pour ce faire, la couche suit le mouvement de la tête. Sans cette technologie, votre tête reste bloquée au même endroit dans le casque et la pression sur les vertèbres cervicales augmente considérablement. Si nous pouvons vous aider à faire votre choix lorsque vous hésitez entre différents modèles : optez pour le casque équipé du système MIPS. Les modèles proposés avec ou sans MIPS montrent que cette option rend le casque légèrement plus cher. Mais la différence de prix en vaut la peine. Vous reconnaîtrez d’ailleurs facilement ces modèles grâce à l’autocollant jaune MIPS situé à l’arrière gauche du casque. Il existe par ailleurs des alternatives au MIPS. La marque belge Lazer a ainsi créé le Kineticore. Ce système ne fonctionne pas avec une couche supplémentaire, mais avec des coussinets en mousse à l’intérieur qui peuvent se briser en cas d’impact. Ils font donc pratiquement le même travail, mais d’une autre manière. Par ailleurs, un casque sans ces options n’est pas « mauvais » ou « dangereux ». Vous n’avez pas le budget pour un casque avec la couche supplémentaire ? Optez simplement pour un modèle moins cher. Rouler à vélo avec un casque est toujours mieux que sans.

  • À lire également : Vous cherchez un vélo électrique confortable ? Voici les points à prendre en compte
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    Onderwerp: Vélo électrique

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