Le contexte est important. Le support officiel de Windows 10 a pris fin à la mi-octobre de l’année dernière. Depuis lors, Microsoft ne propose plus que des mises à jour de sécurité mensuelles dans le cadre du programme Extended Security Updates (ESU). Ceux qui ne s’abonnent pas à ce programme ne peuvent continuer à bénéficier d’un support complet qu’en passant à Windows 11.
L’utilisateur en question avait délibérément repoussé cette mise à jour. Selon ses propres dires, il recevait depuis des mois des notifications l’invitant à effectuer la mise à jour. À chaque fois, il les ignorait. Les fenêtres contextuelles seraient apparues de plus en plus fréquemment, avec même des options « Installer la mise à jour » qui surgissaient à proximité immédiate des boutons de fermeture ou de redémarrage.
La situation a dégénéré lorsqu’il a laissé son ordinateur sans surveillance pendant une demi-heure pour aller prendre une douche. À son retour, il s’est aperçu que Windows 11 était en cours d’installation. Il s’agissait d’une mise à niveau sur place de Windows 10 vers Windows 11, qui permet de conserver les fichiers et les programmes tout en mettant à jour le système lui-même. La première chose qui l’a frappé ? Le bouton Démarrer et la barre des tâches centrés, un choix de conception qui l’agace ouvertement. Dans son message sur Reddit, il se demande « quel idiot a pensé que c’était une bonne idée ».
Mise à jour automatique ou confirmation requise ?
Il est difficile de dire avec certitude si Microsoft a effectivement imposé une mise à jour majeure sans autorisation explicite. L’entreprise est connue pour inciter fortement les utilisateurs à effectuer des mises à jour, mais en principe, les mises à jour majeures ne sont pas installées automatiquement sans confirmation. Les mises à jour du « Patch Tuesday » constituent une exception, même si elles intègrent aujourd’hui régulièrement de nouvelles fonctionnalités.
La mise à jour KB5001716 semble jouer un rôle clé dans cette affaire. Elle a été modifiée en juillet 2025 et est à l’origine des notifications insistantes invitant à passer à Windows 11. De plus, cette même mise à jour a souvent été installée sans que les utilisateurs en aient été explicitement informés. Il est donc possible qu’une version antérieure de cette mise à jour ait encore été active sur le système, ou qu’une confirmation ait été donnée par inadvertance à un moment donné du processus. Un bug n’est pas non plus à exclure. Malgré des années d’optimisation, Windows reste sensible à des comportements inattendus en matière de mises à jour.
Sans fichiers journaux, on ne peut que deviner ce qui s’est exactement passé. Mais cet incident montre à quel point le sujet est sensible maintenant que Windows 10 n’est officiellement plus pris en charge.
Continuer à utiliser Windows 10 : que pouvez-vous faire ?
Pour ceux qui souhaitent à tout prix rester sous Windows 10, plusieurs solutions s’offrent à vous. Vous pouvez notamment définir une limite de données dans les paramètres « Réseau et Internet ». Sélectionnez ensuite les paramètres réseau avancés, puis « Utilisation des données ». Vous y trouverez un bouton « Définir une limite ». Windows traitera alors les mises à jour comme des opérations potentiellement gourmandes en données et les téléchargements volumineux seront moins susceptibles d’être effectués automatiquement. Une mesure plus radicale consiste à désactiver complètement le service Windows Update.
Cela n’est toutefois pas sans risque. Un système qui n’est pas à jour constitue une menace réelle pour votre sécurité numérique, surtout si vous êtes très actif en ligne. Depuis la fin du support standard de Windows 10, les mises à jour de sécurité ne sont plus disponibles que via le programme ESU. Bloquer complètement les mises à jour sans protection alternative n’est donc pas un choix anodin.
La frustration des utilisateurs est compréhensible. Personne n’a envie d’un système d’exploitation qui s’impose ou qui apporte des modifications fondamentales à l’interface sans consentement explicite. Dans le même temps, Microsoft tente d’accélérer la transition vers Windows 11 dans un souci de sécurité et d’uniformité.







