Ce revirement n’est pas dû à un seul facteur. C’est la combinaison de la fin du support, de l’exigence de mesures de sécurité plus strictes et de nouveaux matériels qui a définitivement fait pencher la balance en faveur de Windows 11. Lors du lancement de Windows 11, son adoption a d’abord été lente. Des exigences matérielles strictes, telles que TPM 2.0 et Secure Boot, ont empêché de nombreux PC plus anciens d’être éligibles à la mise à niveau. À cela s’ajoutaient les utilisateurs réticents face à la nouvelle interface et aux modifications apportées à la barre des tâches et au menu Démarrer.
Aujourd’hui, la situation est différente. Selon Statcounter, Windows 11 détient actuellement (parmi les utilisateurs de Windows) une part de marché mondiale de 62,16 %. Windows 10 recule à 36,03 %. En Belgique, l’adoption est nettement plus rapide que la moyenne, avec respectivement 72,53 % pour Windows 11 et 26,72 % pour Windows 10. Bien que les chiffres exacts varient selon les outils d’analyse, toutes les grandes plateformes de mesure vont dans le même sens. Windows 11 progresse régulièrement de mois en mois, tandis que Windows 10 recule lentement mais sûrement.
Il ne s’agit pas d’une migration massive soudaine, mais plutôt d’une vague de renouvellement. Presque tous les nouveaux PC vendus sont équipés d’origine de Windows 11. La part de marché du nouveau système d’exploitation augmente donc automatiquement, tandis que Windows 10 disparaît progressivement du marché.
La fin de vie de Windows 10 change tout
Le principal catalyseur de cette transition est la fin du support de Windows 10. Depuis que Microsoft a officiellement cessé de fournir des mises à jour de sécurité gratuites en octobre 2025, la situation a radicalement changé.
Depuis lors, les particuliers courent un risque accru en matière de sécurité s’ils continuent à utiliser Windows 10. En Europe, il est toutefois possible de bénéficier des principales mises à jour de sécurité pendant une année supplémentaire grâce aux mises à jour de sécurité étendues. Les établissements d’enseignement et les grandes organisations ont accéléré leurs plans de migration afin de rester conformes et sécurisés. En 2026, continuer à utiliser un système d’exploitation non pris en charge n’est tout simplement plus une option réaliste dans un monde où règnent les ransomwares et les attaques « zero-day ».
La sécurité est déterminante
Windows 11 est bien plus qu’une simple mise à jour visuelle. Ce système d’exploitation a été conçu dès le départ en plaçant la sécurité moderne au cœur de ses priorités. Le chiffrement basé sur le TPM est obligatoire, l’isolation du noyau a été améliorée et la protection contre les attaques de micrologiciels a été renforcée. La sécurité basée sur la virtualisation joue également un rôle plus important que jamais. Pour les entreprises, il ne s’agit pas d’options supplémentaires, mais de conditions indispensables dans le cadre de modèles de sécurité plus stricts tels que le « zero-trust ». Cette réalité pousse les organisations vers Windows 11.
De plus, le matériel moderne ne prend officiellement plus en charge Windows 10. Les nouveaux ordinateurs portables équipés de processeurs Intel, AMD ou ARM récents sont exclusivement livrés avec Windows 11. Les fabricants ne testent ni n’optimisent plus activement leurs pilotes pour Windows 10. De plus, les nouveaux PC IA et les appareils axés sur Copilot fonctionnent exclusivement sous Windows 11. À mesure que les anciens appareils sont remplacés, Windows 10 disparaît automatiquement du marché.
Et les utilisateurs de Windows 10 ?
Pourtant, des millions d’utilisateurs continuent d’utiliser Windows 10. Il s’agit souvent de matériel ancien qui ne répond pas aux exigences de Windows 11, d’utilisateurs qui préfèrent l’interface classique ou de systèmes qui dépendent de logiciels spécialisés. Ce groupe diminue toutefois de mois en mois. Certains utilisateurs optent pour les mises à jour de sécurité prolongées afin de rester en sécurité temporairement. D’autres passent à Linux ou achètent un nouveau PC sur lequel Windows 11 est installé par défaut.
Tout porte à croire que Windows 11 poursuivra son ascension en 2026. Windows 10 est en train de devenir une plateforme obsolète qui continuera principalement à fonctionner sur des machines plus anciennes. Microsoft concentre désormais tous ses efforts d’innovation sur Windows 11 et les versions futures. Les nouvelles fonctionnalités liées à l’IA, à l’intégration du cloud et à la sécurité ne seront plus disponibles sur Windows 10. Les priorités en matière de développement se situent clairement ailleurs. Les chiffres ne laissent d’ailleurs guère de place au doute. Windows 11 est aujourd’hui à la fois le présent et l’avenir de la plateforme Windows. Windows 10 a connu une durée de vie impressionnante, mais son heure est indéniablement venue. Pour ceux qui travaillent encore sous Windows 10 aujourd’hui, la question n’est plus de savoir si un changement est nécessaire, mais quand il devra avoir lieu.







