Les nouvelles mesures de sécurité doivent aider les organisations à détecter les fichiers audio et vidéo trafiqués et à repérer plus rapidement les participants suspects. Cela revêt une importance particulière à l’heure où les « deepfakes » sont de plus en plus souvent utilisés pour tromper les gens ou se faire passer pour un collègue ou un supérieur hiérarchique.
Des outils externes détectent les contenus audio et vidéo
manipulés :
Microsoft souhaite que Teams collabore avec des prestataires de sécurité externes certifiés qui analysent les contenus audio et vidéo pendant les réunions afin de détecter tout signe de manipulation. Lorsqu’un tel outil détecte des signaux suspects, ces informations peuvent être transmises à Teams. Le logiciel peut alors y associer des alertes et d’autres fonctionnalités de sécurité.
Une protection contre l’usurpation d’identité lors des réunions sera également mise en place. Si Teams soupçonne qu’un organisateur ou un participant se fait passer pour quelqu’un d’autre, les utilisateurs verront s’afficher des alertes et des signaux de risque. Cela leur permettra de mieux évaluer la fiabilité d’une identité avant de participer à une réunion ou de partager des informations sensibles.
Microsoft renforce
encore la sécurité de Teams
Ces nouvelles fonctionnalités s’inscrivent dans un ensemble plus large de mesures visant à lutter contre les utilisations abusives de Teams. Les cybercriminels utilisent régulièrement cet outil de collaboration dans le cadre d’attaques d’ingénierie sociale, par exemple en se faisant passer pour des membres du service informatique afin d’accéder aux réseaux d’entreprise.
Microsoft avait déjà annoncé que les administrateurs pourraient bloquer les utilisateurs externes via le portail Defender. Par ailleurs, l’entreprise travaille à rendre illisibles les codes QR envoyés par des expéditeurs externes, afin que les utilisateurs soient moins enclins à se faire piéger par des tentatives de hameçonnage ou de fraude. Depuis août, Microsoft déploie également une politique permettant aux administrateurs d’exclure automatiquement de toutes les réunions les bots externes identifiés.
En novembre, il devrait en outre être possible de signaler les invitations suspectes destinées aux utilisateurs invités directement depuis Teams. Avec la prise en charge de la détection des deepfakes et la protection contre l’usurpation d’identité, Microsoft franchit une nouvelle étape pour mieux armer les utilisateurs contre les tentatives de tromperie lors des réunions en ligne.
- À lire également : Microsoft Teams permettra bientôt à deux personnes de partager







