D’après des témoignages issus du procès antitrust en cours contre Google, consultés par The Verge, il apparaît que Google travaille toujours d’arrache-pied sur ce nouveau système d’exploitation combiné. Des tests en interne devraient avoir lieu dès cette année, mais une sortie à grande échelle n’est pas prévue avant 2028 environ. Nous sommes donc encore à au moins deux ans d’une version publique.
Plus important encore : les Chromebooks bénéficient de mises à jour pendant dix ans, et Google ne peut pas simplement ignorer cette promesse. Même lorsque Aluminum OS sera disponible, il ne sera pas compatible avec tout le matériel Chromebook existant. Cela signifie que Google devra continuer à maintenir ChromeOS pour respecter ses propres délais de prise en charge.
Selon les avocats de Google, ChromeOS doit donc rester actif au moins jusqu’en 2033, avec une éventuelle suppression totale prévue seulement en 2034. Ce calendrier a également été confirmé par John Maletis, responsable de ChromeOS, dans une interview accordée à Chrome Unboxed. Selon lui, la promesse de dix ans de mises à jour est « un engagement très, très important ».
ChromeOS et l’éducation : une question
sensible
ChromeOS a fait son apparition en 2011 sur des ordinateurs portables abordables et s’est surtout imposé dans les écoles et certains environnements professionnels. Bien qu’il n’ait jamais atteint la part de marché de Windows ou de macOS, son impact est considérable, notamment dans l’enseignement. Si Google venait à mettre fin à ce support prématurément, des millions d’ordinateurs portables destinés à l’enseignement à travers le monde se retrouveraient privés de mises à jour de sécurité. Les conséquences d’une telle situation ne doivent pas être sous-estimées. La situation récente autour de Windows 10 montre à quel point les utilisateurs deviennent vulnérables dès que les mises à jour cessent.
Détail frappant : cette information a été révélée alors que Google tentait de convaincre le tribunal qu’il ne fallait pas séparer son navigateur Chrome. L’entreprise a remporté cette bataille en septembre, lorsque le juge a estimé qu’une telle intervention serait « extrêmement risquée et particulièrement chaotique ». Bien que l’avenir de ChromeOS s’oriente clairement vers une fusion avec Android, le système d’exploitation ne disparaîtra donc pas immédiatement.







